TOULOUSE
Après le succès de La Vegetariana, présenté à Garonne en 2025, Daria Deflorian poursuit son incursion dans l’œuvre de l’écrivaine sud-coréenne Han Kang (Prix Nobel de littérature 2024). Entourée de la même équipe, la metteuse en scène adapte cette fois Impossibles adieux.
Les trente-mille cadavres abandonnés par l’État après le massacre de l’île de Jeju en 1948 ont été dissimulés et leur recherche interdite. Une règle qui, de génération en génération, a laissé une plaie à vif et des fantômes persistants. Sans chercher à reproduire au plateau le tissage complexe du livre, Daria Deflorian en extrait ici l’essence, mettant en regard leurs récits intimes respectifs et la grande Histoire. Une adaptation par fragments qui convoque toute la poésie du roman et qui, au travers des trois figures au plateau, cherche à réparer bien des liens avec beaucoup de sensibilité.