TOULOUSE
Il y a d’abord un corps, contraint dans l’espace d’un salon trop propre aux dimensions étriquées. Là, chaque souffle, chaque geste, chaque son prend une dimension gigantesque. Une écriture du détail qui tient autant de l’interprétation que de la performance scénographique, pour ce spectacle qui établit un dialogue nécessaire entre la présence, la poésie et l’espace physique et sonore. Hauts Cris (miniature) met ce corps à l’épreuve de tout ce qui le traverse et le transforme en caisse de résonance. En réponse aux vers du poète Agrippa d’Aubigné, Vincent Dupont se déploie peu à peu, de son premier soupir jusqu’au cri libérateur, vers une musicalité physique au service de cette révolte émancipatrice.