TOULOUSE
Elle y décrit l’attente interminable du retour de Robert L. déporté à Dachau. La Douleur est un témoignage. Celui de la guerre, vue de « l’arrière » comme on dit, celui d’une femme qui attend son mari, sans savoir si celui-ci est mort ou vivant. C’est « l’attente de toutes les femmes » dira Duras.
Après une première version de ce spectacle, il nous a paru urgent et nécessaire de donner à nouveau à entendre ce texte, dans une version plus courte, avec un principe d’aller-retour entre lecture et incarnation. De continuer de témoigner, à l’heure de la disparition des tout derniers témoins, et plus encore, à l’heure du retour des
nationalismes en Europe.
« La seule réponse à faire à ce crime est d’en faire un crime de tous. De le partager. De même que l’idée d’égalité, de fraternité. Pour le supporter, pour en tolérer l’idée, partager le crime. »