TOULOUSE
Malgré un nom évoquant l’Amérique du Sud, c’est dans le brouillard du Royaume-Uni que Montevideo trouve son inspiration. Accords égrenés, gimmicks acérés, patterns de batterie et voix saturées nous rappellent au bon souvenir de Kasabian ou même des Arctic Monkeys. Un univers quelque part entre les Talking Heads et Fontaines DC, naviguant entre rock radiophonique et influences underground. Les quatre voix s’entremêlent et dressent un portrait acide de notre époque, au moyen de paroles douce-amères, ironisant sur les travers de notre société et de la méritocratie : le développement personnel, les burn-out et les SUV. Loin de s’enfermer dans les codes de l’indie-rock qu’ils maîtrisent allègrement, ils puisent autant dans l’énergie brute du post-punk actuel que dans les harmonies vocales des 60’s, pour créer un son à la fois incisif et personnel.